Formation et emploi

 

La situation économique est particulièrement difficile : elle crée des incertitudes pour l’ensemble de la population, et tout particulièrement pour la jeunesse dont les perspectives d’entrée dans la vie professionnelle se trouvent fragilisées.
Pour répondre à ce problème, il faut agir sur 2 plans :

  1. D’une part, au niveau de la formation, afin de garantir un système éducatif de haute qualité dans le canton de Neuchâtel.
  2. D’autre part, au niveau de l’emploi, en essayant d’atténuer les effets de la crise et en facilitant la conciliation entre famille et vie professionnelle.

Au niveau de la formation, nous nous positionnons notamment de la manière suivante :

  1. Neuchâtel dispose d’atouts importants en matière de formation, avec de nombreuses hautes écoles installées sur son territoire. Il s’agit ici de conserver les acquis, car le maintien d’une formation de qualité est aussi le gage d’emplois de qualité et est essentiel pour inciter les jeunes Neuchâteloises et Neuchâtelois à rester dans le canton et à y créer des richesses. De nombreux jeunes sont pleins d’idées et souhaitent pouvoir lancer leur propre entreprise pour développer leur potentiel : nous souhaitons qu’ils le fassent à Neuchâtel et non dans d’autres cantons et, pour ce faire, ils doivent bénéficier de bonnes conditions-cadres, notamment sur le plan fiscal.
  2. Les frais de formation représentent une charge importante pour de nombreuses familles. Certains cantons ont introduit des déductions fiscales pour les frais de formation : de telles déductions devraient être étudiées dans le canton de Neuchâtel.
  3. Au niveau de la formation obligatoire, les études PISA ont montré des carences dans les connaissances des élèves neuchâtelois. Cet état de fait ne saurait perdurer : les raisons de ces carences doivent être examinées et des solutions trouvées afin que le système scolaire neuchâtelois puisse viser l’excellence.

Au niveau de l’emploi, nous prônons notamment les mesures suivantes :

  1. La crise doit être combattue par des mesures anticycliques, notamment par des investissements ciblés. Ce n’est pas le moment de repousser des investissements, au contraire : les collectivités publiques doivent investir pour maintenir des emplois là où c’est possible.
  2. La conciliation de la vie familiale et professionnelle est extrêmement difficile, notamment pour les jeunes familles. Des mesures rapides et concrètes doivent être prises, notamment par la création de places de crèches. L’Etat et les communes doivent, dans ce domaine, établir une feuille de route dans le but d’augmenter progressivement le nombre de places de crèches afin de répondre aux besoins. Créer des places de crèches est bon sur le plan économique, puisque cela permet à de nombreuses femmes de travailler et de valoriser leurs compétences. Chacun y trouve son compte, y compris l’Etat par le biais du retour fiscal.
  3. Pour faciliter la conciliation entre vie familiale et vie professionnelle, il convient aussi d’introduire, à terme, la journée continue dans les écoles neuchâteloises. Ceci permettra à de nombreuses familles de s’organiser plus facilement. De manière générale, la mise en œuvre d’HarmoS est une priorité dans notre canton, et nous espérons qu’elle se fera rapidement et efficacement.
  4. Autre mesure pour les familles : un élargissement raisonnable des heures d’ouverture des magasins. Pour les parents qui travaillent et qui doivent élever leurs enfants, il n’est pas toujours possible de concilier travail et achats de première nécessité. Une plus grande souplesse est donc nécessaire dans ce domaine, en accord avec les partenaires sociaux.
  5. Dernière mesure pour dynamiser la consommation dans notre canton et donc protéger l’emploi : augmenter le pouvoir d’achat par une diminution de la fiscalité. Pour les jeunes familles, qui ont des charges d’entretien importantes, la fiscalité est souvent un coup de massue difficilement supportable. Une baisse générale de la fiscalité, avec un effort particulier sur les familles, est donc nécessaire, avec une augmentation des déductions familiales. Les familles utilisent souvent leur argent pour consommer plutôt que pour thésauriser : soulager les familles, c’est stimuler la consommation et donc l’emploi. Les Jeunes PLR s’y engagent avec force et conviction.

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26 septembre 2011